Les points essentiels pour bien acheter sa moto d’occasion
Au premier regard, elle peut vous plaire et serez même en admiration devant elle. Mais il faut savoir conserver votre sang froid et effectuer une inspection minutieuse de la moto d’occasion que vous voulez achetez. Cela vous permettra entre autre de mettre toutes les chances de votre côté pour partir sereinement et de négocier le prix d’achat final.
Voici un récapitulatif tout bête à mettre en pratique à chaque fois que vous allez acheter une moto d’occasion. Toutes ces étapes prennent environ 40 min mais elles ne seront pas perdues et peuvent même vous faire gagner de l’argent :
Tout d’abord, il faut poser des questions au vendeur :
- s’il note les vidanges et l’entretien dans un carnet
- ou possède les factures d’entretien ou de réparation
Faites le tour du véhicule scrupuleusement
Ne vous filez pas à votre premier coup d’œil car il peut être piégeur du fait de votre enthousiasme.
Pour l’achat de cette moto surtout si vous êtes séduit par l’esthétique ou les options mais à l’inverse, ne vous laissez pas repousser si la moto est comme on dit “dans son jus”. Peut être la personne n’est-elle pas aussi maniaque que vous, mais ce n’est pas source d’un mauvais entretien ou autre chose. Par contre, ça vous permet de juger de l’état réel de l’entretien, de la présence d’oxydation et d’éventuels suintements d’huile et ça peut même être un plus par apport à une moto sortant de deux heures de shampooinage.
Si vous voyez des traces de chute, interrogez le vendeur sur les circonstances de l’accident et demandez lui si un contrôle du cadre a été effectué.
Ne vous attardez pas sur une moto avec une boite à vitesses bruyantes, un moteur qui cognent et les fumées importantes, signes de gros frais en perspective…
Vérifiez également la concordance des numéros séries et moteur avec la carte grise.
Examinez minutieusement la fourche et la suspension arrière
Pour une bonne vérification de l’état de la fourche, alignez à l’œil les deux tubes ceux-ci doivent être parfaitement parallèles. Un tube de fourche tordu se trahit facilement.
Profitez-en pour vérifier toute présence de gras suspect sur les tubes de fourche qui pourrait révéler un changement des joints spi.
Pour la partie arrière des amortisseurs, vérifiez qu’il n’y est pas de suintement d’huile comme pour la fourche. Il suffit pour cela de compresser l’arrière de la moto puis de relâcher, vous devez sentir que l’amortissement hydraulique travail et si la course n’est pas du tout freinée en détente, c’est mauvais signe.
Pensez aussi aux roulements de colonne de direction à surveiller en tournant le guidon, roue avant levée, vous sentirez les points durs.
Vérifiez aussi si il y a du jeu sur la colonne, moto appuyée sur la béquille centrale.
Evaluez l’usure des freins
Sans aucun démontage, vous ne pouvez contrôlez l’épaisseur des plaquettes mais avec une lampe torche on devine un peut et ne doit pas faire moins de 2 mm. Il faut savoir que l’usure des disques de freins est bien plus préjudiciable que celle des plaquettes. Un disque anormalement creusé ou rayé ou oxydé est très onéreux à remplacer et on ne pense pas souvent à y faire attention.
Attention également aux étriers qui peuvent se gripper : freinez, relâchez, poussez la moto à la main. Elle ne doit pas freiner toute seule.
Inspectez aussi les pneus
Pour vérifier l’usure des pneus, ce sont les sculptures les moins profondes qui comptent.
Méfiez-vous des pneus craquelés sur les flancs qui glisse très vite même a chaud. Ce sont de véritables “savonnettes”.
En même temps profitez-en pour vérifier le voile des jantes. A l’aide d’un crayon, mine contre la jante, faites tourner la roue c’est tout bête mais on n’y pense jamais.
Le ou les échappement(s)
Quand la corrosion apparait sous la peinture ou le chrome, c’est un signe de fatigue et de mort prochaine du ou des silencieux. Dans le cas d’un silencieux fait en inox, prendre en compte les traces de chute ou de frottement afin de négocier le prix à la baisse.
Passez un doigt dans la sortie du pot d’échappement, il ne doit pas en ressortir de gras sur un 4-temps.
La présence de noir de fumée relève souvent d’une carburation déréglée et souvent suite à un changement de pot ou aussi une utilisation prolongée avec un filtre à air encrassé.
N’oubliez pas le kit chaîne
Le plus simple pour vérifier l’état d’un kit chaine est d’essayer de décoller la chaîne de la couronne arrière en la tirant vers l’extérieur. En très bon état, elle ne bouge pas.
L’usure est visible : il est alors possible de passer un crayon entre la chaîne et le creux d’une dent.
L’essai sur route
Il reste nécessaire mais on peut comprendre que pour le propriétaire il est difficile de confier sa moto.
Il ne doit cependant pas vous empêcher de faire un essai en tant que passager ce qui vous permettra de juger des capacités de la machine.
Soyez à l’affut de tous les bruits :
- couinement
- trous à l’accélération
- embrayage qui patine
- pétarades
- vitesse qui saute… et vraiment tout ce qui peut être suspect.
Bon achat !